L'apport des récits cyberpunk
à la construction sociale
des technologies du virtuel


par André-Claude Potvin
« We ought to make backups of our society before jumping into the black hole of virtuality »
– Bruce Sterling, interview, 19-9-1995 .


Introduction

I - LE CYBERPUNK : UNE INTRODUCTION

1. Beatniks, hippies, punks : l'imaginaire social
2.
La cybernétique, ou l'imaginaire technique

Les conférences Macy
Le nouveau paradigme de la communication
Cybernétique et pensée politique
Réappropriation publique des inventions
De l'importance de la morale

3. La science-fiction, ou l'imaginaire créatif


II - LES LECTURES DU CYBERPUNK

De nombreuses recherches se sont penchées sur l'apport des récits cyberpunk à l'esthétique postmoderne. Nous proposons de distinguer deux approches fondamentales, deux lectures centrales du cyberpunk : la lecture biologique (le corps physique, les pratiques d'incorporation) et la lecture socio-politique (le corps social, les pratiques d'inscription). Comme commun dénominateur, les textes cyberpunks proposent des scénarios où, dans un futur proche, des technologies du virtuel nous amèneront à une redéfinition du concept de «soi», de la subjectivité.

William Gibson fut le premier auteur cyberpunk à introduire le concept de cyberespace dans son roman Neuromancer:

Cyberspace... A consensual hallucination experienced daily by billions of legitimate operators, in every nation... A graphic representation of data abstracted from the banks of every computer in the human system

Gibson connaissait à peine les ordinateurs et l'informatique quand il écrivit, sur une dactylo Corona, sa description de cette technologie du virtuel à l'époque insoupçonnée (nous sommes en 1983). Mais par un étrange retour des choses, sa représentation d'alors a été adoptée par l'industrie informatique. Une architecture fluide et graphique est en construction, qui un jour concrétisera la projection de Gibson. Ce cyberespace absorbe un plus grand public usager de jour en jour, avec la croissance exponentielle du réseau Internet. Celui-ci, tout en permettant l'accès planétaire à l'information, n'est encore que l'embryon de ce que Gibson proposait, ceci dû en grande partie aux contraintes de la connectivité et des interfaces homme/machine actuellement disponibles. Plus l'attirail (hardware) cybernétique sera répandu, plus il sera performant, et plus le cyberespace gibsonien deviendra plausible.

1. La lecture biologique : le corps physique
2.
La lecture socio-politique : le corps social

III - LE CYBERPUNK, HAUT-PARLEUR D'UNE SUBJECTIVITÉ NOUVELLE

Conclusion


© Copyright 1997 André-Claude Potvin, Tous droits réservés